Presse

La France des objets connectés, Yzatec développe des compteurs d’eau

2015-10-14

Le nouveau compteur d’eau mis au point par Yzatec (25 salariés, 800 000 euros de chiffre d’affaires en 2014), à Blagnac (Haute-Garonne), dans le cadre d’un partenariat avec la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG), associe une nouvelle génération de capteurs à ultrasons (pour une meilleure précision de la mesure du débit et de la pression) et un système de communication à distance grâce à la technologie Sigfox. Ces compteurs communicants équipent déjà des bornes de réseaux d’irrigation de CACG dans le Sud-Ouest. La commercialisation à l’échelle nationale et internationale est engagée.
MARINA ANGEL (MIDI-PYRÉNÉES)


Depuis Toulouse, Yzatec surfe sur les compteurs d’eau intelligents

2015-10-11

Spécialisé dans les compteurs d’eau pour les particuliers et les professionnels, Yzatec récolte aujourd’hui les fruits de plusieurs années de R&D. En effet, grâce au développement d’une nouvelle génération de capteurs à ultrasons, électroniques et communicants, Yzatec a remporté un appel d’offres lancé par la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG) pour l’accompagner dans sa mission d’aménagement du territoire et de gestion de la ressource en eau. Pour honorer ce marché, Yzatec a donc investi dans une première ligne de production automatisée en mars dernier.

« Nous avons installé le premier robot d’une ligne qui en comprendra quatre à moyen terme. Notre objectif de fabrication est de l’ordre d’un million de pièces par an, en fabriquant les compteurs domestiques et d’irrigation sur une même ligne », indique le dirigeant. « Cette stratégie d’investissement dans l’industrialisation, c’est un modèle de start-up ». Le coût d’investissement total pour start-up installée à Blagnac depuis 2010 s’élève à 1,2 million d’euros.

Pour Yzatec, c’est le résultat d’un travail initié à l’été 2014. A l’époque, la jeune pousse réalise les premiers tests de compteurs mesurant la pression et le débit sur six réseaux d’irrigation de la CACG. Le résultat de cette expérience grandeur nature se révèle positif : le compteur est précis et fiable et il permet de connaître en temps réel le volume d’eau consommée. Près de 5000 compteurs communicants à ultrason sont commandés début 2015 par la CACG pour ses réseaux, couvrant le quart sud-ouest de la France, de la Vendée à la région toulousaine. L’agence de l’eau Adour-Garonne s’engage elle-aussi dans ce projet, apportant une aide de 110.000 euros qui complète l’avance remboursable de 400.000 euros accordée par la banque publique d’investissement Bpifrance.

Développement sur le marché interne et à l’export Yzatec signe alors un partenariat avec la CACG qui devient son partenaire distributeur exclusif sur la France pour cette technologie brevetée. La start-up engage de son côté une action commerciale à l’export et noue des relations avec des partenaires au Portugal, en Espagne, en Italie, mais aussi en Russie et en Chine ; des marchés qui représentent d’énormes potentiels. Elle décline son produit en deux versions : l’une dédiée à l’irrigation, la seconde à l’eau potable. « Le marché des particuliers revêt une importance de plus en plus stratégique », explique Alain Ramond, dirigeant fondateur d’Yzatec. « Notre objectif est de mettre à disposition les composants qui permettent la détection de fuites, aussi infimes soient-elles. Le besoin existait, la technologie à un niveau de prix accessible, comparable au coût d’un compteur mécanique, nous l’avons créée », se félicite Alain Ramond.

Première unité d’une usine du futur En 2015, Yzatec devrait réaliser un chiffre d’affaires de l’ordre de 1,3 million d’euros. Dès 2016, son plan de charges lui permet d’établir un objectif à 3,5 millions d’euros, qu’elle compte tripler en 2019. La jeune pousse emploie aujourd’hui vingt-quatre personnes, dont sept embauchés en 2015. Sur trois ans, ce sont quinze emplois supplémentaires qui seront créés. Prochaine étape : l’adaptation de ce savoir-faire aux compteurs à gaz à ultrason…
Valérie Ravinet

Sur la photo : Alain Ramond, dirigeant fondateur d’Yzatec devant la nouvelle ligne de production. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco.


Yzatec met de l'intelligence dans les compteurs d'eau

2015-10-19

Fiable, précis et communicant. Le nouveau compteur d’eau crée par Yzatec - dans le cadre d’un partenariat avec la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG) - affiche clairement ses avantages. Ce compteur, baptisé Calypso, intègre une technologie maison.

Cette start-up, créée en 2010 à Blagnac dans l’agglomération toulousaine par Alain Ramond, un ingénieur de l’industrie équipementière automobile, a développé une nouvelle génération de micro-capteurs piezzo-électriques à ultrasons. La douzaine de prototypes installés depuis plusieurs mois sur des réseaux d’irrigation du Sud-Ouest a permis de valider les choix technologiques. "Le signal ultrasonore assure une maîtrise très précise des prélèvements d’eau, même sur les très faibles débits de l’ordre de la microfuite ", souligne Alain Ramond.

Également équipé du système de communication à distance de Sigfox, Calypso permet une meilleure visibilité sur la consommation et offre un outil d’aide pour la gestion en amont des barrages. Plus besoin de relevé manuel !

Conquise, la CACG a décidé d’équiper l’ensemble de ses réseaux d’irrigation et de commercialiser le compteur à l’échelle nationale. D’autres partenaires industriels en France mais aussi à l’international manifestent déjà de l’intérêt. Yzatec prépare ainsi le lancement de nouveaux débitmètres, adaptés à de gros ou à de plus petits diamètres, avec des gammes de compteurs d’eau domestiques et des dosimètres pour l’industrie chimique. Une application spécifique est aussi à l’étude pour les réseaux de chaleur.

Dès l’an prochain, plus de 10 000 compteurs devraient être commercialisés, avec à la clé, une très forte croissance de la société. Le chiffre d’affaires, d’à peine 800 000 euros l’an passé, devrait passer le cap des 10 millions d’euros en 2018. L’effectif actuel de 25 salariés devrait être renforcé d’une quinzaine d’emplois supplémentaires.


Innovation YZATEC : « Compteur intelligent pour la smart irrigation »

2015-01-23

L’application de la technologie piézoélectrique pour les capteurs de débit, développée par la société Yzatec, ouvre des opportunités de marchés intéressantes grâce à une forte réduction du coût des capteurs de débit et compteurs d’eau.

Ce concept est né de la rencontre entre divers acteurs de l’eau présents sur HydroGaïa 2013 et vise à remplacer les compteurs d’eau brute mécaniques peu précis et peu fiables et les remplacer par des débitmètres à ultrason mis au point par YZATEC.

Cette innovation a été primée lors des Trophées HydroGaïa 2014, représentant pour la société un tremplin vers de nouvelles connexions.

La phase d’industrialisation est lancée et offrira début 2015 une ligne de produits de compteurs en plusieurs diamètres pour couvrir les besoins d’irrigation, notamment dans les régions où les ressources sont rares comme en Europe du sud et Afrique du nord.


Green News Technologies

2014-05-27


Retrouvez les gagnants des différents Trophées remis le mercredi 21 mai sur le salon HydroGaïa

2014-05-22

Trophées Hydro Innovation avec Transferts LR

3 prix sont décernés :

Trophées Or :
CardPool SAS (30, Alès) pour son « Système de désinfection des eaux de spa de nouvelle génération (NEWATER) »

Trophées Argent :
Yzatec SAS (31, Blagnac) pour son « Nouveau compteur à ultrason pour la gestion automatisée des consommations d’eau d’irrigation »

Trophées Bronze :
Tech Sub Industrie Environnement Département Aquago (62, St Laurent Blangy) pour son « Aérateur autonome photovoltaïque à stockage d’énergie pour lagunage naturel »


Les PME du Languedoc-Roussillon à la pointe sur l’eau

2014-05-21

Le Salon Hydrogaïa vient d’ouvrir à Montpellier. La filière régionale de l’eau pèse 4.500 emplois, pour un chiffre d’affaires de 950 millions d’euroses. Les PME exportent leur savoir-faire.

Le Languedoc-Roussillon, capitale de l’eau et vitrine d’un savoir-faire historique. Le Salon Hydrogaïa s’est ouvert hier à Montpellier, (21 et 22 mai) sur le thème de « L’Eau en milieu urbain ». Quelque 120 exposants (dont 50 de la région) et 4.000 visiteurs professionnels, dont une trentaine de délégations étrangères. _« Les régions du sud de la France sont parmi les meilleures spécialistes de l’eau au monde,_affirme Michel Dutang, président du Pôle de compétitivité eau et qui a été longtemps directeur du développement technologique de Veolia.Pour sécuriser l’approvisionnement en eau face aux enjeux futurs (croissance démographique, agriculture et changement climatique notamment), la région a ainsi lancé, via la société BRL, qu’elle détient, le projet Aqua Domitia. Ce tuyau, long de 130 kilomètres, en cours de réalisation, amène l’eau du canal du Rhône à Sète jusqu’à Montpellier, puis Béziers et Narbonne. Montant du chantier : 140 millions d’euros.

14 laboratoires de recherche et de formation

La culture de l’eau se traduit également par l’implantation du Pôle de compétitivité eau, et la présence d’une centaine de PME, regroupées dans le cluster Swelia. Elles sont spécialistes de l’hydrogéologie, la gestion des eaux pluviales, la phytorestauration des eaux usées, etc. A Alès, la société Cardpool a inventé un système combiné de filtration et de décontamination microbiologique pour le traitement des eaux de spas. De son côté, Yzatec, en Haute-Garonne, présente un compteur à ultrason pour la gestion automatisée des consommations d’eau d’irrigation. Cette filière régionale de l’eau pèse dans la région 4.500 emplois, pour un chiffre d’affaires de 950 millions d’euros, dont 35 % sont réalisés à l’export. Enfin, 14 laboratoires de recherche et de formation, regroupant 400 scientifiques, sont réunis au sein du nouvel Institut montpelliérain de l’eau et de l’environnement (IM2E). Dans un contexte de baisse des dotations des collectivités locales, les PME de la région tentent de se tourner vers l’international. « Il n’y a plus beaucoup de stations d’épuration à réaliser en France »,_résume Benoît Gillmann, président de Swelia. « En dix ans, du fait de la baisse des investissements publics, nos honoraires sont passés de 8 % à 4 % du montant des travaux »,confie Thierry Gaxieu, responsable du bureau d’études René Gaxieu, spécialisé dans la conception et le suivi de travaux pour infrastructures qui emploie 80 salariés à Alès. « Il y a une forte baisse du marché local »,_renchérit Yves Copin, DG d’Entech Ingénieurs Conseils (15 salariés, Mèze, ingénierie dans l’eau et l’assainissement).

L’effet cluster

« Partir seul à l’export, c’est mission impossible »,_souligne Thierry Gaxieu. Les PME s’appuient sur les syndicats professionnels (Cinov, Syntec Ingénierie...) et ont également créé une association pour la promotion et le développement des écoentreprises. Mais elles tentent surtout de mutualiser leurs actions. Le cluster Swelia a créé des « ambassadeurs ». « En un seul voyage, une personne représente et valorise trois ou quatre entreprises »,explique Nourredine Smali, responsable de Farmex Technologies, spécialiste de la potabilisation de l’eau, président de la commission International de Swelia. Le réseau compte déjà 16 ambassadeurs, spécialisés par destination (Libye, Afrique centrale, Laos...). Pour vendre au mieux les compétences des PME, « il faut poursuivre la structuration de la filière, et identifier qui est présent à l’international, et sur quel segment »_, ajoute-t-il. Enfin, des réunions thématiques ont lieu sur l’irrigation, les réseaux d’eau potable en milieu rural en Afrique chez les gros donneurs d’ordre.